« Le pire quand tu attends, c'est de te dire pourquoi tu attends. »
L'attente latente...
L'attente d'un sourire, d'un regard, d'un baiser...
L'attente de celui qui donnait envie de rire, de sécher les larmes, d'avoir envie...
Une attente cachée.
Car même à nous-même nous ne voulons avouer
Ce feu brûlant qui continue de flamboyer
Dans tout notre corps, dans toutes nos veines...
Alors nous tentons d'oublier cette attente,
D'étouffer ce cœur qui murmure ses mots si doux...
Mais qui ne font que poignarder une fois le bonheur passé...
Nous voudrions nous boucher les oreilles,
Fermes les yeux, se pincer le nez...
Mais rien n'y fait.
Dans un chuchotement les mots sont là,
Dans l'éclair d'un souvenir ses lèvres sourissent,
Et son odeur, toujours présente, est le pire des poisons...
Une drogue absolue dont nous sommes en quête perpétuelle
Luttant contre nos désirs, mais succombant à ces derniers...
L'attente...
Un seul mot pour tant de choses...
L'attente...
Effroyable moment, mais délicieuse rêverie.
Partagé entre la présence et l'absence
Et l'envie qui s'accroît de jours en jours
Pour ne laisser finalement qu'une vague déception.
Mais au final, pourquoi ? Pourquoi ?
Parce qu'il y a toujours un manque insatiable
Qui te prend à la gorge, et vicieux s'amuse à te torturer.
Les souvenirs, pires et divins alliés de l'attente
Doux et tranchants, mélangeant rires et larmes, rictus et parfois lames
On y voit notre rédemption mais aussi notre perte.
Et au fil du temps, on finit par se demander pourquoi on attend.
Pour un souvenir, embellit bien souvent,
Le temps atténue notre perception,
Les plus douloureuses blessures comme le plus doux des sourires.
On se dit à quoi bon, peut-être vaut mieux-t-il l'oublier...
Après quelques efforts insensés, on tombe dans l'illusion « plus rien ne pourra me le rappeler ».
Douce illusion...
Mais chaudes larmes quand par une photo ou par quelques phrases,
Son souvenir est toujours présent, toujours aussi brûlant que la première fois...
A ce moment là tout s'écroule.
Toutes nos chimères, nos illusions, nos belles paroles...
Nous n'avons plus la force de lutter,
Seule barrière les larmes, reflet d'une déception,
D'une blessure, d'un baiser oublié...
Quand vient l'envie de se pendre, nos cris n'ont plus d'importance
Mais maintenant que je sais que ce n'est pas ces envies suicidaires
Qui m'aideront à me relever,
Même si je ne peux les contrôler,
Je m'évade maintenant par d'autres moyens,
Le plaisir des mots y est sans doute pour quelque chose
Et ces chaînes autour de mon poignet me rappellent sans cesse
Que nous sommes toujours emprisonnés par quelque chose
Mais que la meilleure façon de s'en libérer est d'y faire face.
Alors oui, je suis encore prisonnière de mon passé,
Le deuil n'est pas complètement terminé,
Mais maintenant je ne vois plus que ton sourire...
L'attente... Une prison sans fin.